Le Gorafi, journal satirique né en 2012 des mains de Sébastien Liebus.
Quinze ans après la naissance du célèbre média satirique, il poursuit son aventure depuis Montigny-le-Bretonneux, où il a trouvé un cadre propice à l’écriture.
Sébastien Liebus
Auteur, humoriste et créateur du Gorafi, Sébastien Liebus cultive le goût du décalage. Parce que oui, derrière les fausses informations du Gorafi (anagramme de Figaro) se cache un authentique passionné d’écriture. À 49 ans, Sébastien Liebus ne se définit pas comme journaliste mais comme auteur comique. Sa vocation pour l’écriture est née très tôt.
« Enfant, je me suis rendu compte que c’était un refuge pour moi, pour laisser libre cours à mes idées et pour m’amuser. Dès que j’avais un moment, j’écrivais. Je me racontais des histoires ».
Naissance du Gorafi
Consécration auprès du grand public
Publication du premier roman de Sébastien.L
Lancement du Gorafi papier
De la genèse du Gorafi à aujourd'hui
L’idée du Gorafi l’accompagne depuis le début des années 2000. Sur des forums, il rédige déjà de faux articles et des parodies d’actualités. En 2008, un voyage aux États-Unis lui apporte une confirmation décisive lorsqu’il découvre The Onion, référence mondiale de la satire. « C’était exactement ce style d’humour que je cherchais à faire. Cela m’a rassuré sur l’idée que cette forme de satire pouvait trouver son public. »
Le site du Gorafi naît en 2012 pendant la campagne présidentielle. Son humour, nourri des sketchs de Pierre Dac, des Nuls et inspiré de la tradition anglosaxonne, repose sur le décalage plus que sur l’outrance. Pour son fondateur, la satire conserve une fonction essentielle. « Elle est un coup de poing qui part de bas en haut. Elle est là pour s’attaquer au pouvoir, remettre en cause la manière dont on est dirigé et interroger les pouvoirs financiers, religieux ou militaires. »
Et, à l’approche des quinze ans du média, Sébastien Liebus vient de lancer une version papier du Gorafi. .
Le Gorafi en tirage papier
«Ce projet représente un véritable acte de résistance face aux algorithmes des réseaux sociaux. On s’est rendu compte que les algorithmes décident de ce que les lecteurs voient ou ne voient pas. Avec le papier, on revient directement vers eux.»
Le pari est réussi : le journal a déjà trouvé son public et atteint l’équilibre économique. Une performance rare dans un secteur en difficulté. De quoi donner envie à Sébastien Liebus de poursuivre l’aventure en surveillant l’actualité.
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